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NTM, retour suprême à Genève
NTM, retour suprême à l'Arena de Genève

Octobre 2008 devrait rester dans les mémoires comme le mois du grand retour live du duo le plus illustre de l’histoire du rap français. Après avoir mis le feu à Bercy fin septembre pendant cinq soirs pour lesquels les places se sont vendues comme des petits pains, Zikeo était présent à l’Arena de Genève pour assister à la renaissance des sales gosses prodigues du rap hexagonal.
Joey Starr est un chambreur. Coup d’oeil en direction du public à l’étage, demande de bruit, d’acclamations, puis passage de sons suspects (un brin d’Annie Cordy, un zeste de Peter et Sloane…): NTM est de bonne humeur, NTM la joue détendu, pour son grand retour sur scène.
Jeudi soir à l’Arena de Genève, quand les lumières se sont éteintes peu avant 21h, la foule a rugi comme un seul homme pour exprimer sa joie. Devant eux, et devant un décor classieux, Joey Starr et Kool Shen ont commencé fort : Seine Saint-Denis Style et On est encore là pour officialiser le suprême retour, dans une ambiance de feu, qui ne s’éteindra guère que 90 minutes et deux rappels plus tard.
Le show fut inégal. Parfois, les deux compères un rien fatigués s’autorisent des breaks, parfois aussi leurs passages solo éteignent un peu la nostalgie ambiante, ou pire, donnent à la fête une ambiance un poil trop « Patrick Sébastien » (les mouvements de foule à gauche, à droite, ça va deux minutes). Mais ils ne font que renforcer la magie qui opère sur les vieux morcaux, les perles, les bijoux qu’a su jadis écrire le duo. Tout « Suprême », l’album ultime, y passe ou presque: d’un That’s my people reboosté à un C’est arrivé près de chez toi amputé mais brillant d’urgence, en passant par la grande classe de Pose ton gun en rappel, ou encore le moov indétrônable du monument Dans ma Benz, avec Lord Kossity en invité de marque.
Pourtant, c’est encore dans les plus vieux tubes que NTM fait les meilleures sauces. Dans la salle, des jeunes, bien sûr, mais aussi des quadragénaires, comme Joey et Kool, qui étaient là en 93. La foule reprend avec eux les paroles énervées du Monde de Demain, Tout n’est pas si facile, Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?, Paris sous les bombes. On hurle, on bouge, on rappe et on réfléchit, amers : si ces chansons sonnent toujours aussi justes, c’est qu’il y a une « couille dans le potage »…
Finalement, c’est peut être dans les morceaux festifs que le retour de ce groupe majeur est encore le plus jouissif: C’est clair ou « Passe le Oinj » délivrent la foule sans arrière pensées, donnent à voir l’image d’un groupe retrouvé et sincère, qui s’adresse à un public qu’il sait plus divers que jamais. NTM a repris la route des concerts, et va se rôder à nouveau, petit à petit, à cet exercice. Qui sait si celà ne va pas leur donner envie de réécrire, ensemble, le monde de demain.
Label : Sony/Bmg

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