Artiste
Mike Ibrahim

Dans ses veines coulent les errances d'un G.I. noir débarqué sur une plage, d'une Bretonne sentimentale, d'un enfant émigré de ses îles africaines, du basalte en fusion de la Montagne Pelée. Il en tire une paire d'iris sombres qu'il promène sur les bords du canal Saint-Martin et un art qui jaillit comme une lave, voyage comme une algue, se cristallise en littérature, musique, photographie… Les barques restent amarrées sur la Seine, le RER se prend à 5h35 du matin, les CRS sont grands et beaux, et Mike Ibrahim roule, de préférence en direction du Nord, et capture chaque image. Ses chansons sont des tableaux, peinture sociale ou portrait amoureux, des blues ironiques et engagés, des poèmes délicieux, drôles et mélancoliques. On se dit que l'on n'a jamais entendu ces sons-là avec ces mots-là. Chantés par cet homme-là, cela vous surprend et vous réjouit, comme le ferait un mariage entre vos deux vieux amis d'enfance. Un miracle comique et grave à la fois. Un improbable.
« Mon ambition est de toucher les gens, mais je ne suis pas là pour donner des leçons ni exhiber mon cœur en bandoulière« . Le sourire est large, les yeux pétillent, mais on sent qu'il faut prendre le gaillard au sérieux. Mike Ibrahim est comme ça, franc, direct, sans faux semblants. Un étonnant mélange de pudeur et de fantaisie, de douceur et de résolution. Le pathos, les trémolos, ça n'est pas son genre. Si certaines de ses chansons évoquent les affres de la rupture amoureuse, c'est davantage sous forme de constats affectueusement moqueurs que de complaintes larmoyantes. Des chansons qui empruntent aussi bien à la tradition française, de Brel à Cabrel, qu'au blues et au folk nord- américains, via Bob Dylan ou Bruce Springsteen. Des chansons à textes et à mélodies, à lire parfois entre les lignes, à décoder entre les notes. Avec du spleen et de l'humour, de la tendresse et de la dérision, du pigment et du piment. Comme il dit : « Je me sens français moyen. Nous sommes tous le résultat d'un métissage, depuis les invasions barbares jusqu'à aujourd'hui. J'ai simplement un taux de mélanine un peu plus important que d'autres…« .

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